11-Novembre

11 novembre : en ce jour de victoire, j’ai honte !

Essayiste
 

Un siècle après la Grande Guerre, le 11 novembre n’est plus qu’un jour férié comme les Français les affectionnent, une occasion de ramasser des champignons d’automne dans les bois ou de se délasser au cinéma. Alors, quand il tombe un samedi, la déception est affreuse. On préfère ne plus y penser.

Pensons-y pourtant, en hommage à un million et demi de poilus tués ; à plus de quatre millions de blessés ; à ceux que les tranchées ont rendus fous et qui prenaient les gouttes de pluie pour des balles ; aux culs-de-jatte dans leurs voiturettes ; aux manchots qu’il fallait nourrir ; aux gueules cassées qui effrayaient les enfants et dégoûtaient les femmes.

Pourquoi les Français ont-ils supporté tant de souffrances avec rage et courage jusqu’à la victoire ? Pour que leurs lois demeurent des lois françaises. Pour conserver et transmettre leurs valeurs et leur identité. Par fierté.

Leurs descendants ont laissé forcer les frontières par des masses de migrants. Aujourd’hui, des sectateurs de Mahomet empêchent les jeunes femmes de marcher seules dans Paris. Dans les banlieues interdites à la police, ils vivent selon leurs propres règles tout en percevant un tribut d’allocations prélevées sur la richesse commune. D’autres tuent les bambins qui vont à l’école avec une kippa et ceux qui vont voir un feu d’artifice avec leurs parents.

Rarement aurons-nous autant parlé de démocratie alors que des robins standardisés rédigent à Bruxelles des directives qui priment sur la représentation nationale. Quelques androgynes maladifs nient même que la France ait une histoire digne d’être poursuivie. Tout cela sans perdre ni livrer une bataille. Notre société festive n’a d’autre ennemi que l’intolérance, n’est-ce pas ?

En 1916, le capitaine Delvert écrivait de ses poilus : « Ils se font casser la gueule fort simplement, parce que leur devoir est d’être là ; parce qu’ils n’admettent pas que personne se permette de leur faire la loi ; parce qu’ils sont hommes et qu’ils se sentiraient diminués et dignes d’être appelés femmelettes s’ils flanchaient ; parce que, plus ou moins confusément, ils ont conscience d’être citoyens d’un grand pays qui tient à sa liberté. » En le citant, j’ai honte mais j’aspire surtout à relever la tête.

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