Histoire

Cent ans de communisme et cent millions de morts !

Journaliste

Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma

 

Il existe une idéologie équivalente ou pire que le nazisme et qui a non seulement pignon sur rue mais des députés, sénateurs, maires, etc. : le communisme, qui célèbre le centième anniversaire de la révolution d’Octobre. Pire : car si l’on compte le nombre de victimes pour un record macabre, le communisme aura à son actif, si l’on peut dire, plus de cent millions de morts, auxquels viennent s’ajouter tous ceux qui, de par le monde, meurent encore de cet épouvantable système.

Nos médias ont bien peu évoqué ce sinistre anniversaire qui a plongé la Russie puis de nombreux peuples dans la plus obscure misère et les plus horribles massacres. Si l’on parle beaucoup d’Auschwitz, de Treblinka, qui évoque encore le nom des goulags où ont été assassinés tant de malheureux : Magadan, Kolyma, Vichera ?

Un documentaire d’une heure quarante que vous ne verrez pas sur vos chaînes normales est sorti le 3 novembre sur YouTube sur le canal de TV Libertés. Un film décrivant un bilan épouvantable, oublié de nos livres scolaires, relégué sous des piles d’archives qu’aucun journaliste ou chercheur ne consulte. Sous la direction de Bernard Antony, dont on connaît grande la culture et la détermination à faire connaître la vérité aussi bien sur l’islam que sur le communisme, des historiens et des journalistes déroulent l’effroyable litanie des crimes qui anéantirent des populations entières de paysans et d’ouvriers, deux classes honnies par Lénine et Staline.

Qui se souvient de la famine provoquée en Ukraine par ce dernier tyran, entraînant dans la mort la plus atroce six millions de pauvres malheureux, les conduisant parfois à dévorer des enfants morts pour survivre ? Qui parle encore de la terreur rouge, calquée sur celle que la France avait connue en 1792 et 1794, et qui envoya aux goulags, transformés en camps de la mort, des millions de koulaks dont on avait réquisitionné les terres ? Qui, aujourd’hui, s’offusque d’Aragon, chantre du bolchevisme qui a glorifié le sinistre Guépéou dans un poème hélas resté célèbre :
« Je chante le Guépéou qui se forme
En France à l’heure qu’il est
Je chante le Guépéou nécessaire de France… »

Le Guépéou, issu de la Tchéka créée dès décembre 1917, puis ses successeurs le NKVD et le KGB, qui n’ont rien à envier à la Gestapo, ont envoyé à la mort des centaines de milliers de Russes pour toutes sortes de raisons. Ou aucune. Le clergé a été décimé : cent douze mille prêtres et religieux ont été liquidés. Et que penser des accords de Potsdam obligeant les pays où se sont réfugiés trois millions de Soviétiques à les renvoyer en URSS où ils seront exécutés dès leur arrivée ? Voir l’excellent film Vent d’Est de Robert Enrico. À ce sujet, Bernard Antony nous rappelle que la France avait ouvert soixante-dix camps de transit pour ces Russes appelés à une remigration forcée. En somme, soixante-dix Drancy pour une destination finale que personne ne pouvait soupçonner.

Outre ce documentaire édifiant, Bernard Antony vient de sortir un ouvrage réquisitoire simplement appelé Le Communisme, 1917-2017. Il est démontré, à la lecture de ce livre, combien le nazisme et le communisme sont cousins. Ils furent même frères le temps du pacte d’alliance entre Hitler et Staline.

N’oublions pas, non plus, le génocide des Cambodgiens massacrés par un Pol Pot sanguinaire. Mais le nombre de crimes perpétrés au nom du communisme étant incalculable, il est préférable d’oublier ce sinistre centième anniversaire pour prier pour chacune de ces cent millions de victimes, en espérant que la planète n’enfantera plus un Karl Marx, un Lénine, un Mao, un Pol Pot et, bien sûr, surtout pas non plus un Hitler – leur émule.

Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma

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