Liberté d'expression - Europe

C’est le gouvernement anglais qui a fait de Tommy Robinson un emblème de la liberté d’expression !

 

La Grande-Bretagne est l’une des plus anciennes démocraties au monde. Elle a de quoi en être fière. Ou, plus exactement, elle AVAIT de quoi en être fière. Mais quand un pays emprisonne pour treize mois un reporter indépendant sous prétexte d’entrave à la Justice parce qu’il a, devant le tribunal de Leeds, prononcé le nom des accusés pour le procès de violeurs pédophiles musulmans de gamines anglaises – liste déjà disponible dans des journaux du pays -, on a de quoi se poser quelques questions.

Précisons davantage : quand ce reporter a été arrêté, la police a assuré à son avocat qu’il allait être relâché et qu’il était inutile qu’elle se déplace à Leeds, à trois heures de route de Londres. Mais il a été jugé pour « contempt of court » (entrave à la Justice), alors que la police l’avait arrêté pour « trouble à l’ordre public » : il faudrait savoir. Et il a eu un avocat commis d’office, qui ne connaissait pas ce domaine particulier de la Justice. Le jugement lui-même n’a duré que quelques minutes, suivi d’une sentence jamais vue pour un reporter dans le pays. On peut, désormais, raisonnablement se demander en quoi le Royaume-Uni devient différent des républiques d’Europe de l’Est du temps de l’URSS, républiques autoproclamées « démocratiques » et dont nul n’ignorait qu’il s’agissait d’un doux euphémisme.

Le journaliste en question, connu sous le nom de Tommy Robinson, est une figure bien connue de la lutte contre l’islamisation de son pays.

Pour éviter que l’événement de l’emprisonnement de Tommy ne fasse trop de vague, le juge (se pourrait-il qu’il ait été quelque peu téléguidé par le nouveau ministre de l’Intérieur Sajid Javid, qui se trouve être musulman ?) a décrété un « black-out » sur l’arrestation de Tommy Robinson.

Un « black-out » ? Sur l’emprisonnement pour treize mois d’un reporter ? Ce qui veut dire qu’on a arrêté l’homme et qu’il a tout simplement disparu de la circulation. C’est ce qui se serait passé si Internet n’existait pas. Mais voilà, Internet existe. Et l’info se transmet. Quand il a paru évident que la mesure d’interdiction de mentionner Tommy Robinson se révélait ridicule et totalement contre-productive, devant l’indignation mondiale et des manifestations devant de nombreux consulats britanniques de par le monde, le black-out a été levé, quatre jours après l’emprisonnement.

Il est bien possible que des arguties juridiques aient permis de mettre Tommy Robinson en prison pour treize mois. Mais où est l’esprit de la loi et où est partie la valeur si fondamentale pour une démocratie qu’est la liberté d’expression ?

Car on peut ne pas être d’accord sur ce que dit Tommy Robinson, mais il est évident que c’est bien en raison de sa notoriété qu’une telle sentence lui a été donnée. D’où une réelle indignation.

Contre leur propre intérêt, le Premier ministre britannique, Theresa May, ainsi que son ministre de l’Intérieur, Sajid Javid viennent de faire de Tommy Robinson l’emblème de la liberté d’expression au Royaume-Uni.

L’art de se tirer une balle dans le pied.

Samedi dernier, 9 juin, nous étions plus de 20.000 manifestants à défiler de Trafalgar Square à Downing Street. Y a été lue une lettre de soutien envers Tommy de Louis Aliot, numéro 2 du Rassemblement national : merci à lui.

Les manifestants reviendront chaque mois jusqu’à la libération de Tommy.

L’Angleterre profonde est en train de se lever.

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