« C’est plus que cocasse que l’UNEF fasse une campagne de presse sur les violentes faites aux femmes ! »

En cette Journée de la femme, l’UNEF a sorti une campagne de presse visant à demander la fin de l’omerta sur les violences faites aux femmes. Eu égard aux accusations d’agression sexuelles et de viols dont cette association étudiante de gauche fait l’objet, la démarche a de quoi faire sourire, selon Samuel Lafont…

Samuel Lafont, en cette Journée de la femme, l’UNEF a lancé une campagne de presse visant à demander la fin de l’omerta sur les violences faites aux femmes. Qu’en pensez-vous ?

Comme l’a relayé Libération, cette organisation étudiante de gauche et d’extrême gauche a été récemment accusée de plusieurs viols et agressions sexuelles. Ces crimes auraient été commis par des dirigeants de l’association pendant plusieurs années. Un ancien président, Jean-Baptiste Prévost, est même pointé du doigt pour une forme de harcèlement sexuel.
Il est donc plus que cocasse que l’UNEF se permette de faire ce genre de campagne. L’association Damoclès fait, d’ailleurs, plusieurs révélations sur l’association dans un article sur ce sujet dont le titre est « L’UNEF, un cadavre à la renverse ».

La militante féministe Caroline De Haas s’est, par ailleurs, fait connaître pour des prises de position assez radicales. Elle ne s’était pas beaucoup émue, à l’époque, des agissements au sein de l’UNEF alors qu’elle y a elle-même exercé des responsabilités…

Caroline De Haas était secrétaire générale de l’UNEF, un poste très important, de 2006 à 2009. On ne l’entendait pas du tout à cette période durant laquelle il y aurait, pourtant, visiblement eu des agressions.
Elle fait, en effet, partie de ces militantes féministes qui se moquent complètement de la condition des femmes. Elles se servent simplement du sujet de la femme comme d’un objet politique. Caroline De Haas a, d’ailleurs, dû quitter les réseaux sociaux récemment, car elle a eu du mal à accepter la contradiction.
Je rappelle que Caroline De Haas est cette militante qui, le 21 mai 2017, expliquait que parce que les femmes étaient agressées dans le quartier de La Chapelle en plein cœur de Paris, il fallait élargir les trottoirs. Le point de l’insécurité était, pour elle, un problème de taille de trottoir.
Il est important de voir qu’au-delà de l’UNEF, c’est l’ensemble de la gauche et des donneurs de leçons qui est touché par ces agressions sexuelles. On peut citer le MJS, en la personne de son ancien président, et les Jeunes communistes. Voilà des donneurs de leçons sur tous les sujets qui sont finalement les premiers concernés. Ils dénoncent les agressions sexuelles, plusieurs de leurs dirigeants sont mis en cause. Ils prétendent attaquer le racisme. Des responsables de l’UNEF, par exemple, déclarent : « On devrait gazer tous les Blancs, cette sous-race. » Ils dénoncent les privilèges et fonctionnent dans un système qu’ils appellent, selon Jean-Baptiste Prévost, ancien président de l’UNEF, l’ENA buissonnière (en parlant de l’UNEF). C’est un mouvement dont plusieurs responsables sont rémunérés pendant des années en faisant semblant d’être étudiants. Ce fut le cas de William Martinet, ancien président, qui a passé dix ans à l’université, dont cinq ans en Master 1.

Quel message voulez-vous adresser aux femmes aujourd’hui ?

Je leur souhaite le meilleur, tout simplement. Je pense qu’il est un peu bête de viser un égalitarisme bête sans voir les différences entre les hommes et les femmes. Elles sont plus une richesse qu’une contrainte.
Je regrette que nous ayons beaucoup de propagande médiatique bien-pensante et de bons sentiments. Ce n’est pas cela qui réglera le problème des agressions et des viols dans notre pays.

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