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Novak Djokovic : chrétien, patriote et champion des courts au grand cœur


Responsable d’une association humanitaire

 

Novak Djokovic, l’ex-numéro un mondial du tennis, blessé en début de saison, a décidé de faire une petite pause afin de mieux revenir en 2018. Certains sportifs pourraient déprimer à cause de cette situation, mais pour Nole (son sobriquet), ça n’est pas grave, il demeure un homme comblé.

Djokovic est en effet un homme simple qui sait qu’il vient de loin et qu’il a déjà une chance inouïe d’être arrivé là où il en est aujourd’hui. Nole n’a que 12 ans quand les bombes de l’OTAN s’abattent avec effroi sur la Serbie, détruisant tout sur leur passage. Chaque soir, il entend les sirènes et les déflagrations et prie pour que les bombes l’épargnent. Car Djokovic est un chrétien orthodoxe convaincu. Il porte toujours une croix autour du cou, il prie et n’hésite pas à se signer lors de ses grandes victoires. Il a reçu la croix de l’ordre de Saint-Sava du premier degré, la plus haute distinction de l’Église orthodoxe serbe, pour « son amour envers l’Église et son aide fervente et persistante envers le peuple serbe et les sanctuaires serbes ».

Depuis qu’il a gagné son premier chèque en tant que professionnel, Djokovic n’a en effet jamais oublié son peuple avec lequel il a toujours été très généreux et qui le voit comme un héros moderne. Djokovic aide, en particulier, les Serbes du Kosovo et de la Métochie et a publiquement pris position pour le Kosovo serbe. Un jour, l’évêque du Kosovo-Métochie, Monseigneur Teodosije, s’inquiète car des colons albanais commencent à acheter et construire des maisons sur une colline juste en face de l’évêché. Djokovic dit qu’il va aider l’évêque mais il ne rachète pas les maisons : il achète carrément la colline et écarte le danger définitivement. L’évêque apaisé peut de nouveau se consacrer à sa mission pastorale. Djokovic est comme ça.

Nole est extrêmement patriote et dit officiellement qu’il veut rendre au peuple l’amour et le soutien qu’il lui apporte. Amateur de bonne nourriture et propriétaire de deux restaurants déjà, le joueur de tennis serbe va ouvrir un nouveau restaurant à Belgrade où les pauvres pourront se nourrir gratuitement. Il dit : « L’argent n’est pas un problème pour moi. J’en ai gagné assez pour nourrir toute la Serbie. Je pense qu’ils le méritent après le soutien que j’ai reçu de leur part. »

Très branché famille, Nole s’est marié à sa chérie d’enfance et il est déjà le père de deux enfants. Entre les Serbes et Djokovic, la relation est extatique. Djokovic dédie souvent ses victoires au peuple serbe et quand le Serbe gagne Wimbledon en 2011 pour la première fois, 100.000 compatriotes envahissent les rues de Belgrade pour l’accueillir.

Le qualifier de légende vivante est un euphémisme, mais Djokovic essaye de garder la tête froide et de rester modeste. Il ne joue pas pour lui, il joue pour les autres. C’est à ça qu’on reconnaît la mentalité des vrais champions.

Responsable d’une association humanitaire

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