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ONG pro-migrants à l’abordage de l’Italie

Informaticien
 

Jusqu’à la nomination du gouvernement Lega/M5S, l’Italie a vu le débarquement de 13.313 clandestins, essentiellement arrivant sur des navires de collecte en mer affrétés par des ONG du nord de l’Europe ; cinq fois moins que l’année précédente, mais n’y voyez aucune corrélation avec les élections du 4 mars.

Depuis début juin, les arrivées sont quotidiennes, si l’on compte les petites embarcations arrivant seules jusqu’à Lampedusa et même Reggio de Calabre ; mais il y a aussi les gros poissons comme l’Aquarius, de l’association SOS Méditerranée (Médecins sans frontières), et le Seefuchs, de l’ONG allemande Sea-Eye, récemment réparé à Malte – ce détail n’est pas sans signification. Rappelons que la tentative de bloquer l’Open Arms, navire de l’ONG espagnole Proactiva (dont le nom est un programme !), a été retoquée en Justice.

Samedi 9 juin, 229 migrants illégaux ont été débarqués à Pozzallo, en Sicile, dont 126 étaient à bord du Seefuchs. Le gouvernement italien a, en vain, tenté de faire rembarquer ces naufragés volontaires sur des gardes-côtes maltais, mais ceux-ci refusèrent. On les comprend : eux portent bien leur désignation maritime.

232 autres migrants avaient débarqué à Reggio de Calabre sur le See-Watch au moment de la visite de Salvini en Sicile, le 3 juin dernier. Le chef de la Lega avait alors mis en garde Malte contre sa propension à se décharger sur la marine italienne alors que l’île est à mi-chemin entre le point de départ et la Sicile : « À partir d’aujourd’hui, l’Italie commence à dire non au trafic d’êtres humains, non au business de l’immigration clandestine. Mon objectif est de garantir une vie tranquille à ces jeunes gens en Afrique et à nos enfants en Italie. »

Samedi 8 juin, soit la veille du débarquement organisé à Reggio, l’association SOS Méditerranée, largement subventionnée par des fonds publics, lançait pour la deuxième année son appel du 8 juin, au MuCEM de Marseille, dénaturant un peu plus cette institution. Un texte dégoulinant de mauvaise foi, de faux bons sentiments, de poncifs de dames patronnesses européistes. Selon le site de l’association, il s’agissait « d’un grand rendez-vous festif et citoyen […] pour sauver des vies ! » « Madame-Monsieur » était de la partie, c’est dire…

Tout semblait donc bien orchestré.

Salvini avait patienté, puis il avait menacé afin de suivre son contrat avec le peuple italien. Et maintenant ?

Oh, c’est tout simple, l’Aquarius, navire de l’association SOS Méditerranée, s’est présenté dans la matinée du 10 juin avec sa cargaison d’êtres humains, et pas qu’un peu : 629.

Salvini a donc interdit l’accostage du navire dans les ports italiens, et aussitôt – presque avant -, tous les pro-immigrationnistes ont embouché les trompettes de l’accueil chez les autres, du méchant raciste, et les avocats grassement payés, vivant bien loin des enfers multiculturels, ont sorti des dossiers préparés sur les contraintes de l’Union européenne, de la Convention européenne des droits de l’homme, de l’agence des Nations unies pour les réfugiés et des autres machines à détruire l’Occident. L’ineffable maire de Naples, dont la ville est un cloaque, ami de Benoît Hamon, se propose de braver le ministre de l’Intérieur italien et d’ouvrir le port de Naples. Pauvres contre pauvres, l’Histoire enseigne que cela finit toujours mal.

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