Entretien - Retour en France des djihadistes

Samuel Lafont : « Des politiques naïfs ou lâches veulent faire revenir des ennemis de la France ! »


Conférencier / spécialiste en communication digitale

 

Samuel Lafont est à l’origine d’une pétition « Stop au retour des djihadistes en France ». Cette pétition a rencontré immédiatement un vif succès et rassemblé d’ores et déjà 31.000 signataires. Alain Marsaud, fondateur du parquet antiterroriste de Paris dans les années 80, a fait écho à cette pétition.

Samuel Lafont souligne que la majorité des Français, eux, contrairement aux politiques, sont très déterminés dans leurs réactions : ils n’ont aucune envie que les djihadistes reviennent !

Samuel Lafont, Damoclès a lancé une pétition intitulée « NON au retour des djihadistes français ». Cette pétition a rencontré un certain succès. Le dernier comptage révèle 31.000 signataires.
Comment expliquez-vous le succès de cette pétition ?

Lorsque Damoclès a décidé de lancer cette pétition, on voyait très bien sur Internet et en écoutant la population que les Français étaient largement mobilisés contre un retour des djihadistes français de Syrie en France.
Comme l’État Islamique est en train de perdre des batailles sur le terrain, soit les gens partent dans d’autres pays en Asie du Sud-Est ou au Sahel, soit rentrent en France.
La plupart des politiques, et notamment le gouvernement, ne prennent pas la mesure du danger que représentent ces gens pour nos citoyens. C’est un véritable problème.
Avec Damoclès, nous avons rapidement réussi à recueillir plus de 30.000 signataires.
Ce n’est qu’un début, car notre rythme de signatures est très rapide.
Beaucoup d’éléments scandalisent les Français.
D’abord, comme il a été dit sur TF1, plusieurs djihadistes ont reçu des allocations. Ils étaient payés par l’Etat français pour faire la guerre contre la France. La France a payé des ennemis de la France !
Dans le livre de David Thomson intitulé Les Revenants, nous avons appris que des parties de la France ont aidé des personnes à rentrer sans savoir qui elles étaient véritablement.

Vous avez reçu le soutien d’une éminente personnalité, Alain Marsaud qui a donné de l’écho à votre voix. Quel message porte-t-il en votre nom ?

J’avais l’occasion de rencontrer Alain Marsaud et de l’interviewer pour Damoclès sur des sujets qu’il connait bien.
Alain Marsaud n’est pas n’importe qui comme vous le dites. C’est le fondateur dans les années 80 du parquet anti-terroriste de Paris. Il connait très bien le sujet.
Il veut alerter les Français et les pouvoirs publics sur la réalité de la menace.
Nous sommes face à des politiques naïfs qui ne comprennent pas ce qui se passe, ou lâches, ou les deux, et qui vont mettre en danger les Français en laissant revenir sur notre sol des gens qui sont des ennemis de la France.
D’après certains témoignages, ils ne regrettent absolument pas ou mentent.
Pour rentrer en France et fomenter d’autres attentats, ils sont prêts à raconter n’importe quoi.
Alain Marsaud a décidé d’envoyer une lettre ouverte à Emmanuel Macron en lui demandant très clairement de tout mettre en oeuvre pour empêcher le retour des assassins et de leurs comparses.
Il faut empêcher le retour non seulement des hommes, mais aussi des femmes.
Il demande à ce que les gens soient jugés là-bas.

A priori, une immense majorité des Français est évidemment contre le retour des djihadistes. La question du retour des femmes et des enfants des djihadistes se pose. Demandez-vous que même leurs familles ne reviennent pas ?

Exactement.
Les Français sont majoritairement d’accord pour que personne ne revienne.
La plupart des gens sont beaucoup plus déterminés que nos politiques. Ils ont assez bien identifié l’ennemi et se rendent compte qu’ils courent de graves dangers.
Les femmes ont pu être complices là-bas. Elles ont aidé, soutenu et participé d’une certaine manière au terrorisme et à la guerre qu’ont menés ces barbares contre nos forces spéciales sur place.
Même si elles n’ont pas tué des gens directement, elles restent tout de même complices de ce qui s’est passé.
Comme on a pu le voir dans un reportage sur France 2, elles ont parfois eu des enfants avec plusieurs personnes. Comment savoir si les 4, 5 ou 6 enfants qu’elles ont eus avec plusieurs pères sont français ?
Dire que tous les enfants sont français, qu’ils doivent tous revenir en France et qu’en plus nous allons les réinsérer sans problèmes avec des aides sociales, c’est mentir aux gens et mettre en danger les Français.

Conférencier / spécialiste en communication digitale

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