Entretien - Armées

Général Christian Houdet : « Les réservistes viennent parce qu’ils ont un sens du service chevillé au corps ! »


Général en 2e section

 

Le général Houdet participera au colloque « L’esprit de défense en Île-de-France », qui se tiendra le mardi 14 novembre à Paris. Il y évoquera « la réserve ». Celle-ci, selon lui, nécessite avant tout un état d’esprit : il faut avoir un sens du service chevillé au corps.

Général Houdet, vous êtes conseiller régional Front national. Vous participez à un colloque intitulé « L’esprit de défense en Île-de-France » qui se tiendra le mardi 14 novembre à Paris. Que signifie l’esprit de défense en Île-de-France ?

Je participe à ce colloque en tant qu’ancien responsable des réserves de toute la France.
L’esprit de défense est l’affaire de tous, et notamment en Île-de-France.
En Île-de-France, il faut convaincre les gens de cette nécessité.
C’est avant tout un état d’esprit. Les réservistes viennent parce qu’ils ont un sens du service chevillé au corps, que se soit individuel ou collectif.
Ce sont des militaires à temps choisi.

L’esprit de défense peut consister à s’engager dans la réserve armée. Pour ceux qui ne pourraient pas s’engager dans cette réserve, comment peuvent-ils vivre cet esprit de défense ?

Comme je vous le disais, cela concerne tout le monde. Il y a de nombreuses façons de servir. La réserve opérationnelle est une première possibilité. Pour information, ils sont à peu près 62.000, et ce chiffre est en forte hausse depuis l’année dernière.
Ensuite, il y a les anciens militaires partis dans la société civile qui insufflent l’esprit défense. Ils sont à peu près 95.000.
Et, enfin, la réserve citoyenne rassemble des civils « complets » qui veulent donner de leur temps et de leur expertise pour aider le lien armée/nation.

Pour information, il y a aussi quatre réserves civiles, une réserve de l’Éducation nationale, une réserve pénitentiaire, une réserve de la police nationale et, enfin, des réserves communales.
Chacun peut donc participer à l’effort collectif.
Pour celui qui le veut, il y a de nombreuses possibilités de recréer la chose publique, la res publica, où l’on veut et comme on le veut.

L’Île-de-France a été le cadre d’attentats sanglants ces dernières années. Est-ce une tentative de répondre à la menace terroriste ou y a-t-il une volonté de faire sortir les citoyens de leur passivité et de les encourager à s’engager ?

Ce que vous dites est parfaitement juste.
Les attentats les plus sanglants et les plus impressionnants se sont passés en grande majorité en Île-de-France.
Les Franciliens sont donc concernés au premier chef par cette affaire. Je ne dis pas qu’à Marseille et à Nice, ils ne sont pas concernés, mais en Île-de-France, ces ennemis peuvent toucher des espaces où se trouve beaucoup de monde.
Le conseil régional donne la parole à tous ses groupes, quels qu’ils soient. Cette fois-ci, c’est le Front national et le Rassemblement Bleu Marine qui ont pris le sujet de l’esprit de défense.
Il faut prendre conscience qu’il s’agit d’un problème collectif. Il en va de la cohésion de la nation et de notre unité, qui est la seule façon de garder une espérance.
Si chacun reste dans son coin, nous serons battus. Si nous avons cet esprit de défense chevillé au corps, nous serons unis et nous gagnerons.

Interviendront à ce colloque, outre le général (2s) Houdet, le philosophe et écrivain Thibaud Collin et Patrice Molle, préfet honoraire.
Ce colloque se déroulera le mardi 14 novembre à partir de 14 novembre au conseil régional d’Île-de-France, salle Delouvrier, 35, boulevard des Invalides à Paris. Pour s’inscrire (avant lundi 13) : colloque.defense.idf@gmail.com

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