Editoriaux - Histoire - Table - 16 avril 2018

Le squatteur d’une résidence secondaire nourri par le Secours populaire !

La chose se passe dans la campagne niortaise. De proches amis y ont une résidence secondaire. Un bien acheté voilà cinquante ans à l’état de ruine et qu’ils ont reconstruit de leurs blanches mains. Lui, surtout, puisqu’il a appris à tailler les pierres pour remonter les murs. Au fil des décennies, il a relevé « la maison du haut », puis le four à pain, restauré les murets et les haies sur le chemin (communal) qui descend vers « la maison du bas » qu’un voisin utilisait en guise d’écurie. Il en a fait son chef-d’œuvre.

Paris est loin, la campagne niortaise est jolie, les bords de l’Autize verdoyants. Mes amis ont vieilli, espacé leurs séjours, et ce qui devait arriver arriva : après les cambriolages, c’est un squatteur qui a trouvé la maison à son goût. Un chemineau, peut-être, qui, las de cheminer, a posé là son paquetage.

Il s’était d’abord installé dans le four à pain d’où les gendarmes, avertis, l’avaient délogé. Mais la maison, c’est mieux. Hélas, le premier village est à quelques kilomètres et le bonhomme manque de courage. Alors, une dame de la ville qui se réclame du Secours populaire l’a inscrit sur ses bonnes œuvres. Chaque jour, elle vient le ravitailler.

Elle le nourrit. Bien. Il entasse ses ordures. Abondamment.

Une voisine, indignée de ce manège, l’a interpellée :
– Non, mais, vous allez où, là ? Vous ne voyez pas que vous êtes sur une propriété privée ?
L’autre argumente : les SDF, les migrants… Ce pauvre homme qui crie misère.
– Puisque vous êtes si pleine de compassion, pourquoi ne le prenez-vous pas chez vous ? demande la voisine.
– J’y ai bien pensé, dit la dame du Secours populaire, mais il n’y tient pas.

C’est sûr, il préfère être seul à la maison. Des fois qu’on l’obligerait à se laver et à ramasser ses ordures.

L’histoire est banale, hélas, et la dame du Secours populaire n’imagine pas un instant qu’elle enfreint la loi, se rend complice d’une violation de domicile. Ne voit pas, un instant, ce qu’on peut bien trouver à lui reprocher. Et pourquoi s’en inquiéterait-elle, puisqu’il suffit, comme à Notre-Dame-des-Landes, de s’installer par la force, d’annexer une départementale et de terroriser les riverains pour que l’État capitule ? Les zadistes que l’on prie aimablement d’apporter leur « projet » en préfecture ont investi des terrains qui ne leur appartiennent pas, construit en dehors des procédures légales, exercé des activités commerciales de même… Ils ont installé un État dans l’État, mènent une véritable guérilla urbaine. Mais qu’importe : on est prêt à leur dérouler le tapis rouge pour autant qu’ils en fassent la demande.

Pendant ce temps, on poursuit le citoyen pour un cabanon de jardin monté sans permis, un appentis bricolé, une fenêtre de toit qui « défigure » le point de vue sur une chapelle qui tombe en ruine, quand ce n’est pas la peinture des volets qui vous vaut une amende salée… « Vous n’avez pas respecté la procédure ! »

Quand, avec l’aide de la dame patronnesse, le bien de mes amis sera devenu un cloaque, qui viendra réparer les dommages ? Le Secours populaire, peut-être ? Ça m’étonnerait.

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