30 mars 2018

« Il y a un vrai combat islamiste qui se développe dans les universités françaises »

À la stupéfaction générale, la liste « Étudiants musulmans de France » est arrivée en troisième position aux élections du conseil d’administration de l’université d’Orléans. Samuel Lafont réagit au micro de Boulevard Voltaire.

La liste Etudiants musulmans de France est arrivée 3e aux élections de l’université d’Orléans. Cette nouvelle a sidéré l’UNEF et le président de l’association Tous Orléans, un think tank progressiste orléanais.
Qui sont les Étudiants musulmans de France et comment ont-ils pu percer ainsi ?

Les Étudiants musulmans de France est une branche de l’UOIF qui s’appelle maintenant Musulmans de France, c’est à dire les Frères musulmans, les islamistes. Ils ont décidé d’avoir plusieurs branches dans la société. Ils ont une branche spécifique pour la jeunesse et une branche dans les universités qui s’appellent Étudiants musulmans de France.
Cette branche existe depuis quelques années et a eu des succès électoraux. Elle a ensuite été un peu moins présente, mais elle commence à nouveau à gagner pas mal de sièges dans les élections universitaires.
À Orléans, elle est arrivée 3e au conseil d’administration, le conseil de l’université le plus important et qui prend les décisions pour l’ensemble de l’université.
Le danger ces Étudiants musulmans de France est non seulement qu’ils font du communautarisme islamique à l’université, mais en plus ils présentent une certaine duplicité. Dans leur profession de foi, ils disent vouloir s’occuper des étudiants, organiser des parties de sports ou de jeux vidéo…
Mais, en fait, ils mènent un vrai combat islamiste.
Ce combat se développe dans les universités françaises. Ils ont d’ailleurs très forts hier, notamment à Caen et Rouen.

On constate un mouvement général de troubles dans les universités ces dernières semaines : Toulouse, Montpellier, le Nord, …
Mai 68 recommence ?

Il y a un peu de cela. C’est un peu mai 68 qui recommence.
On reparle ces jours-cii de l’islamo-gauchisme.
En réalité, l’université française doit faire face à deux maux.
D’une part, les violences de l’extrême gauche. C’est ce qui c’est passé à Lille. Des étudiants ont été tabassés à l’intérieur des locaux, devant les locaux et dans le campus. Paris I est bloquée depuis plusieurs jours par des individus violents qui saccagent les locaux. Toulouse Le Mirail est une université également connue pour avoir des individus violents. Les militants d’extrême gauche qui viennent occuper les locaux de l’université ne sont pas toujours étudiants. Et, la plupart du temps, lorsqu’ils sont étudiants, ils n’appartiennent pas aux universités qu’ils viennent occuper.
D’autre part, le développement de l’islam dans les universités, par des listes communautaires.
Il y a quelques années, certains se présentaient soit aux élections des conseils centraux, université par université, soit aux élections du CROUS au niveau académique qui s’occupent des logements et des bourses. C’est vraiment un phénomène grave. Lorsque ces étudiants et ces représentants islamistes sont élus dans les universités ou dans les Crous, ils font du lobbying pour promouvoir une certaine « tolérance », vis-à-vis de l’islam politique.

Quel est l’objectif des étudiants contestataires ? Quelles pourraient être les conséquences pour les étudiants de l’université française ?

Concernant les troubles liés à l’extrême gauche, on peut se dire qu’ils veulent refaire mai 68. Mais je suis assez confiant, car assez peu d’universités sont touchées et de plus en plus d’étudiants en ont assez de voir ces militants les empêcher d’étudier et font annuler leurs examens et leur font perdre parfois leur année. Ils comprennent que ces militants sont rarement étudiants ou passent quinze ans à l’université sans jamais rien valider.
En revanche, concernant l’islam à l’université, je suis beaucoup plus pessimiste sur le long terme. On voit bien qu’il y a une organisation qui essaye de gagner du terrain petit à petit avec des listes islamistes.

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