Télévision

Yann Moix lave plus blanc que blanc

 

Il est étonnant que Yann Moix n’ait pas encore cédé sa place de chroniqueur à un migrant. L’émission « On n’est pas couché » en fût sortie grandie. Généreuse, ouverte, tolérante… Mais non. Yann Moix reste agrippé à son poste aux côtés de sa consœur (con·esœur en écriture inclusive).

Malgré ses déclarations pétaradantes, rien ne semble indiquer non plus qu’il envisage de partager son siège avec un Afghan, d’en prendre un ou deux sur ses genoux ou d’établir un campement dans le studio.

Outré par le mauvais accueil réservé aux migrants, et peut-être aussi par sa propre sécheresse de cœur, Yann Moix a adressé un long prêchi-prêcha à Emmanuel Macron dans lequel il affirme, entre autres vues de son esprit : « Un Afghan qui rêve de vivre en France est davantage français qu’un français qui fait tout pour l’en empêcher. »

L’incitation à expulser les Français opposés à l’immigration massive est latente. Grand « remplaçons gaiement » via un échange de populations. L’Afghanistan aux Français et inversement… Érythrée, Syrie, Mali, Somalie : la place ne manque pas. Dans le concept « moixien », il suffit donc de rêver pour devenir. « Toute ma vie, j’ai rêvé d’être une hôtesse de l’air », chantait Jacques Dutronc, et Air France ne lui a jamais proposé le moindre job dans un avion. Ne se sentait-il pas davantage hôtesse de l’air que bien des jeunes femmes affectées à cet emploi et qui refusaient obstinément de le voir arriver à leurs côtés pour accueillir les passagers ?

Yann Moix présente la particularité d’exploser les compteurs de l’idéologie Bisounours. À l’image de la lessive Omo, qui lavait plus blanc que blanc, l’acolyte de Ruquier s’est fait le spécialiste de la surenchère. Dans les rangs des peluches courroucées, il est celui qui ajoute la cerise sur la cerise du gâteau. Sans noyau s’il vous plaît !

Yann Moix ne vénère pas l’Autre, il EST l’Autre. Prêt à faire venir de force des Africains qui n’ont rien demandé à personne. À les obliger à traverser la Méditerranée. Et s’il y a pénurie de migrants sur le sol africain, il ira en Inde en recruter de nouveaux. En Amérique du Sud, en Papouasie ! Mais, surtout, ne plus voir une seule personne au look européen en France, excepté, peut-être, sur le plateau d’« On n’est pas couché ». Exception culturelle. Objection, votre honneur. Ici, on pense. On conçoit. On s’insurge.

Dans sa longue lettre ouverte au président de la République à paraître dans quelques jours sous la forme d’un livre intitulé Dehors, l’auteur enduit chaque page de son sirop d’indigné mondialiste. Au fil des extraits publiés ici et là, Emmanuel Macron est durement accablé pour sa politique d’une très grande hostilité à l’égard des nouveaux arrivants. Un peu d’humour ne nuit pas. « Vous faites concurrence à vos propres platitudes, ce sont des populations entières, et des plus démunies, et des plus abîmées, qui sont rejetées, ostracisées, stigmatisées, martyrisées. » Pourquoi pas « broyées », « démembrées », « gazées » ?

Dehors, ouvrage de fiction en vente à l’extérieur de toutes les bonnes librairies. En dehors de toute réalité.

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